Je commence ce blog presque quatre ans après notre arrivée dans ce magnifique pays…

Quatre années de voyages, de découvertes, d’apprentissages et de rencontres. Un déménagement est toujours une période intense en émotions en tout genre. Quand, en plus, c’est le premier et qu’il s’accompagne d’un accouchement, je vous laisse imaginer la montagne russe émotionnelle…. Je me souviens d’avoir regardé se vider notre jolie maison bruxelloise, aux hauts plafonds, au jardin rempli de roses et de lilas et aux parquets blanchis que j’aimais tant. J’étais enceinte de huit mois et demi avec un ventre aussi gros que si j’attendais des triplés.

 

 

Le 23 août 2013, c’est le jour J du déménagement….

Notre petite Aprilia n’a pas encore deux mois, Colombine 4 ans et Aliénor 6. Après la longue et difficile période des «au-revoir» à tout le monde, j’embarque avec ma mini-équipe de filles, 8 valises et ma super maman qui était heureusement là pour m’aider. Diego nous attend à Joburg, où il s’est déjà installé depuis 5 mois (avec quelques aller-retours sur la Belgique, notamment pour l’accouchement). Il a déjà choisi notre futur « chez nous », acheté une voiture et réceptionné le déménagement. J’ai donc la chance d’arriver dans une très belle maison, remplie et fonctionnelle, sans devoir passer par la phase – souvent pénible – de l’appart-hôtel.

Que dire de nos premières impressions…

J’imaginais une immense ville africaine, un peu comme Dar Es Salaam, avec peu de végétation mais beaucoup de poussière. La première chose qui frappe en réalité en arrivant à Joburg, c’est qu’il s’agit d’une immense forêt. Cette ville est incroyablement verte. A part, dans le petit centre historique (appelé CBD), les rues sont bordées d’arbres et les maisons dotées de jardins. Peu de hauts immeubles mais plutôt un mélange de quartiers résidentiels et de bureaux qui se côtoient en parfaite harmonie. La seconde chose qui frappe, c’est cette lumière… Joburg est à plus de 1500m d’altitude. Le ciel est le plus souvent d’un bleu éclatant, la ville est baignée dans une lumière pure et profite d’un des taux d’ensoleillement les plus importants. Et se réveiller chaque matin au soleil, ça change la vie… Joburg, ce n’est pas vraiment l’Afrique… c’est une ville immensément étendue qui se donne un peu des airs de ville américaine. On y retrouve les mêmes artères tracées à la règle et des shopping malls à chaque coin de rue. Et pourtant, 1000 petits détails quotidiens nous rappellent qu’on ne s’est pas trompé de continent. Le sourire et la gentillesse des gens d’abord. Venant d’Europe, on est presque étonné quand on nous demande en entrant dans un magasin «How are you? How is your day?» et que cette question est vraiment sincère. Les petites scènes de la vie de tous les jours nous ramènent elles-aussi en Afrique : ces femmes au robes colorées portant leurs fardeaux sur la tête, les minis taxis bondés, ces ouvriers endormis sur les trottoirs, les ibis – sorte d’oiseaux préhistoriques – qui peuplent nos jardins.

Je me souviens bien de notre premier matin…

C’est étrange de se réveiller dans une nouvelle maison quand on sait qu’elle sera la nôtre pour quelques années. Les sens sont en éveil pour apprivoiser les bruits, les odeurs… Ce premier matin sentait le jasmin frais qui pousse dans le jardin et le feu. Fin août, en Afrique du Sud, on brûle beaucoup de parcelles pour les fertiliser avant le printemps (bien que ce soit totalement interdit). Des cendres volaient même pour atterrir sur notre terrasse. Ce premier matin, les filles ont regardé par la fenêtre de leur nouvelle chambre pour compter les palmiers qu’elles voyaient à l’horizon, repérer des nids d’oiseaux exotiques qu’on ne connaît pas en Belgique, admirer ce ciel et cette lumière de l’hémisphère sud. Bien sûr certaines de ces sensations du début s’estompent avec le temps. Pourtant, après plus de trois ans et demi passés dans cette ville, chaque matin en conduisant les filles à l’école, je m’émerveille encore du contraste entre le bleu du ciel, les milles couleurs de la végétation, la terre rouge et les tenues bariolées des passantes. Et chaque jour, je me dis que j’ai eu de la chance que la vie me mène ici pour quelques temps…

 

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